Saturday bat fever

C’est assez étrange de parler de chauve-souris au mois de mars, quand le jaune lumineux des narcisses, des pissenlits et des papillons illumine la journée. Pourtant les chauve-souris sont toujours présentes à quelques pas de nous. Dernière rencontre le 4 février dernier, tard un samedi soir tranquille au coin du feu.

A peine les dé-froissements d’un tissu et des frôlements silencieux au dessus de nos têtes. Par où est-elle entrée ? Pourquoi s’est-elle réveillée ? Est-ce que ses copines dorment encore ? Est-elle douce à caresser ? Qu’est-ce qui a pu l’attirer ? N’est-elle pas éblouie par la lumière ? Est-ce le feu qui l’a attirée ? On dirait qu’une chauve-souris arrive entourée d’un halo de questions. Même seule dans son mouvement elle semble être plusieurs. Elle se pose sur une poutre, à l’envers. Nos mondes respectifs sont si différents, mais chacune, consciente de l’autre, nous faisons une pause et sondons la pièce en analysant la situation.  A-t-elle peur ? Que peut-elle faire ? Que croit-elle que je vais faire ?

Enfin nous parvenons à communiquer avec elle. Nous bougeons, elle nous écholocalise, nous nous déplaçons, elle nous répond, passe et repasse avec ses ultrasons. Toute la pièce vibre de cette danse commune. Nous nous orientons petit à petit vers une autre pièce, puis vers l’atelier. Elle devrait y retrouver l’obscurité et un coin pour finir l’hiver. Nous retournons dans le salon pour finir la soirée. La recroiserons-nous cet été à la nuit tombée ?

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