Grande crado cherche fourche bêche

Elle était belle, elle était forte, elle sentait bon la terre humide. Plantée à coté du composteur, la fourche bêche de JD servait à remuer le contenu de la grande crado. Elle a disparu, envolée, emportée… certainement pas par le vent.

Pauvre grande crado désemparée ! En récompense à qui lui rendra sa fourche bêche, une poignée de la meilleure terre de compost du canton. Avis aux chasseurs de prime !

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Le flipbook des mulots sylvestres

31 décembre 2017- 1er janvier 2018. Plutôt que de dire le temps passe, disons que la terre tourne. Disons que nous tournons. A la vitesse vertigineuse de 1 100 km/heure environ à notre latitude de 48° N et quelque. Ça donne le vertige mais il faut le garder à l’esprit, nous habitons un espace immense et incroyable en perpétuel mouvement.

Au plus profond de l’hiver, les mulots sylvestres le savent bien. Rassemblés dans la longue nuit au fond de leurs galeries, ils rotationnent eux aussi : leurs étreintes font écho à la danse des étoiles sur la voute et réchauffent leurs petits cœurs solitaires et sensibles.

Pour fabriquer votre « Flipbook des mulots sylvestres », imprimez l’illustration sur un papier légèrement cartonné et découpez chaque rectangle en suivant le trait noir. Agrafez-les ensemble comme un petit carnet.  Tenez-le d’une main et effeuillez-le de l’autre avec le pouce. Les images donneront l’illusion d’être ainsi animées et les mulots de tourner… plus ou moins rapidement selon la vitesse à laquelle vous le manipulerez.

Vers l’orange

Le sombre automne s’est abattu
Les bruns et les ombres s’enfoncent comme toi dans le bois
Devant, une lueur fugace, tenace
Vif l’orange.

25 novembre. Ces oranges ont fait remonter à mon souvenir mon portrait numérique intérieur réalisé au printemps dernier par l’Atelier aléatoire. La vision m’avait d’abord fort surprise, puis je m’étais reconnue… bright mais flippant ?

réalisé par Atelier Aléatoire de Thibaut Camdessus.

 

La nuit le jour

Il reste des bouts de nuit sur les billots.
La joue sur ces coussins de velours profond,
Sombre dans le trou noir.

5 novembre 2017. En quelques semaines d’humidité les billots que nous avions placés autour du foyer pour les feux des soirées d’été ont été pris d’assaut par des champignons déterminés. Leur texture au toucher est à la fois vigoureuse et raffinée. Je découvre qu’il s’agit de tramètes versicolor, des polypores qui peuvent revêtir une grande gamme de couleurs, du bleu foncé à l’orange, du vert au marron en passant pas le blanc, le beige ou encore le gris sombre. Ce sont des  champignons non seulement immangeables en raison de leur dureté mais également toxiques. Nous devrons trouver d’autres sièges l’été prochain. La nuit tombe tôt à présent, je rentre.

Dans la nature de vrais petits bijoux

Inspirée par le petit monde qu’elle a observé tout au long de l’été, la nouvelle collection de boucles d’oreilles que nous présente ninidegreen en cette rentrée séduit déjà par son originalité. En avant-première, voici quelques unes de ses pièces maitresses, qui déclinent les formes souples et imaginatives de la nature.

Sous les feuilles, dans les branches, suspendue aux tiges, sur la balançoire des fleurs ou rampant près des racines, minuscule et discrète dans les espaces élargis, la vie. Et voilà à nos oreilles les légers battements d’ailes d’un papillon, le frémissement intime d’un cocon, les vibrations des galeries d’une fourmi, le vibrato des membranes d’ailes d’une fausse abeille.

Des boucles d’oreilles si vivantes que, de retour à l’urbain, on aimerait les faire vivre dans nos intérieurs.

Boucles d’oreilles en cuir de récup, animal en voie d’expansion.

Remerciements à leadotblossom pour ces photographies prises sur le vif.